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	<title>CHEMINOTS-LEFILM.FR &#187; lien</title>
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		<title>Filmer les cheminots au plus près</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Aug 2009 08:25:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>agnes</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Filmant les cheminots au plus près dans le cadre de leurs activités, les deux réalisateurs ont souhaité décrire le travail mais aussi et surtout faire émerger une parole, donner à entendre les interrogations et les doutes qui traversent chacun d’entre eux, sur leur fonction et les conditions dans lesquelles ils l’exercent. « Nous avons tendance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #2080a0;"><a rel="lightbox" href="http://www.cheminots-lefilm.fr/wp-content/uploads/2009/08/cheminot1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-756" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="cheminot" src="http://www.cheminots-lefilm.fr/wp-content/uploads/2009/08/cheminot1-300x168.jpg" alt="cheminot" width="300" height="168" /></a>Filmant les cheminots au plus près dans le cadre de leurs activités, les deux réalisateurs ont souhaité décrire le travail mais aussi et surtout faire émerger une parole, donner à entendre les interrogations et les doutes qui traversent chacun d’entre eux, sur leur fonction et les conditions dans lesquelles ils l’exercent.</span></strong></p>
<p>« Nous avons tendance à imaginer la SNCF comme une entreprise de service public encore protégée, sans soupçonner les bouleversements qui la secouent, ni la souffrance au travail que cela génère, précise Luc Joulé. Il est troublant de voir ces gens si attachés à leur métier émettre le désir de le quitter. »<span id="more-692"></span></p>
<p>Pour autant, les auteurs n’ont pas tourné leur propos au défaitisme ni souhaité donner une vision de fin du monde. CHEMINOTS, tourné au plus près d’une réalité chargée de réflexion et d’émotions laisse sa place au constat mais aussi à l’adaptation aux changements survenus dans l’organisation du travail, selon une vision cyclique de l’histoire.</p>
<p>« Les cinéastes ne sont pas objectifs, prévient Sébastien Jousse. Pour nous les cheminots sont symboliques de la difficulté à créer du lien aujourd’hui. C’est un regard affectif que nous avons porté sur eux, confrontés à cette difficulté ».</p>
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		<title>Note d&#8217;intentions des réalisateurs</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Aug 2009 17:15:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>agnes</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En 2004, nous avons réalisé Les Réquisitions de Marseille – mesure provisoire. Le film raconte la plus importante expérience de gestion ouvrière jamais connue en France. En 1944, lors de la Libération de Marseille, 15.000 ouvriers ont travaillé sans compter pour l’effort de guerre et la victoire, la reconstruction du pays et un avenir meilleur. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="lightbox" href="http://www.cheminots-lefilm.fr/wp-content/uploads/2009/08/Requisitions-Loco1.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-396" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="La locomotive des &quot;Réquisitions&quot;" src="http://www.cheminots-lefilm.fr/wp-content/uploads/2009/08/Requisitions-Loco1-300x224.png" alt="La locomotive des &quot;Réquisitions&quot;" width="300" height="224" /></a><strong><span style="color: #2080a0;">En 2004, nous avons réalisé <em>Les Réquisitions de Marseille – mesure provisoire</em>. Le film raconte la plus importante expérience de gestion ouvrière jamais connue en France.</span></strong><br />
En 1944, lors de la Libération de Marseille, 15.000 ouvriers ont travaillé sans compter pour l’effort de guerre et la victoire, la reconstruction du pays et un avenir meilleur. Du lien qui les unissait alors, nous gardons cette photo de quelques-uns d’entre eux, réunis autour d’une locomotive.<br />
Au-delà de sa motivation première de subsistance, le travail avait participé à la cohésion d’une communauté. Le travail avait « fait société ».</p>
<p><strong>Nous poursuivons notre exploration cinématographique de la question du travail.<span id="more-488"></span></strong></p>
<p>Un travail, non pas un simple « boulot » qui isole chacun dans la nécessité de gagner sa vie – parfois sa survie. Un travail qui crée du lien entre ceux qui l’accomplissent, qui construit une identité collective. Une culture ? En tout cas, des liens plus ou moins conscients qui inscrivent chacun au sein d’une communauté.<br />
Un travail qui crée aussi du lien avec la société, en prenant sens à travers les services ou les biens matériels qu’il produit, avant les profits financiers qu’il génère.</p>
<p><strong>S’il est un domaine où le travail a de toute évidence créé du lien et fait société, c’est bien le train</strong>. Nous voulons interroger sa capacité à « faire société », questionner la vision du « vivre ensemble » dont il est porteur. Et observer ce que sa transformation provoque, individuellement et collectivement.<br />
Depuis son arrivée au XIXe siècle, l’histoire du chemin de fer raconte une construction. D’abord celle d’un réseau unique, constitué à partir d’éléments épars, les lignes autonomes des compagnies privées. Ce réseau ouvrait alors la voie à de nouveaux échanges ; un territoire nouveau se révélait ainsi grâce au train, une société nouvelle. Enfin, le train a fondé un statut, réunissant une diversité de métiers – ouvriers, techniciens et ingénieurs – unis dans une culture singulière, une conscience de liens uniques qui fondent ce sentiment d’appartenir à la communauté des cheminots.</p>
<p>Avant même toute dimension revendicative ou syndicale, la culture cheminote se résume dans ce qui réunit l’ensemble de la communauté : «<strong>faire le train</strong>». Elle se manifeste à l’accrochage des wagons entre eux, du raccordement de la machine à son convoi, de la mise à quai du train en gare, du tracement de la ligne, de la réservation du sillon, de l’ouverture des signaux, de la circulation du train… L’ensemble du réseau fonctionne de concert ; la communauté, dans sa diversité, est réunie autour de cet impératif. Elle s’y attache à partir de valeurs qui renforcent sa cohésion, en particulier la sécurité et la ponctualité, l’attachement au service public comme outil de justice sociale et d’identité nationale.<br />
La culture cheminote naît dans ces motifs particuliers. Ils reproduisent à chaque échelon un lien indispensable au fonctionnement de l’ensemble du réseau. Il ne vaut que par la cohérence des différents maillons entre eux et la solidité du lien qui les unit. Cette nécessité d’une chaîne fiable crée une solidarité naturelle au sein de la communauté cheminote. Cette culture est porteuse d’une certaine vision du «<strong>travailler ensemble</strong>».<br />
<strong>Et le train d’être alors une évidente métaphore du lien.</strong> La culture cheminote est la caisse de résonance de cette obsession du lien. C’est ainsi, de génération en génération, qu’elle a «fait histoire».</p>
<p>Aujourd’hui, des logiques « supérieures » remettent en cause radicalement des manières de travailler collectivement, acquises au fil du temps et de l’expérience. Le virage économique est également culturel. Une culture managériale change la conception de l’individu au travail, les rapports collectifs nés de ce travail et aussi le rôle de l’entreprise au sein de la société.<br />
Cette culture s’impose de manière radicale : l’unicité du réseau est rompue et fait place à des logiques de marques (TGV, TEOZ, TER…). Les métiers, souvent pratiqués de père en fils et acquis au travers de relations d’apprentissage avec les « anciens », sont séparés, réduits à de simples activités opérationnelles. Chaque équipe doit veiller à sa rentabilité, les échanges relèvent désormais d’une transaction commerciale en bonne et due forme. La culture cheminote fondée et construite autour du travail et de son évolution est jugée ringarde, dépassée. Et chacun de se retrouver isolé et perdu, sans repères.<br />
Le train fait écho à la conclusion du sociologue Robert Castel : «<em>Exclusion ou désaffiliation sont l’effet d’un ébranlement général dont les causes se trouvent dans le travail et son mode d’organisation actuelle</em>».</p>
<p>Au-delà de ce trouble humain face à la remise en cause de ces liens qui donnent sens au travail, ce retour structurel à la division des services, à la séparation en petites unités rentables, à la sous-traitance, provoque des dysfonctionnements de l’outil que pourtant il est censé améliorer.</p>
<p><strong>À l’instar de ce que décrit Ken Loach dans son film <em>The Navigators</em>, </strong>cette remise en cause des liens professionnels a pour conséquence directe une dégradation de la qualité de ce travail ; la déchéance de l’homme au travail provoque celle de l’outil. La déchéance de l’outil quand il s’agit du train peut causer la mort de l’homme. Le film montre comment la dégradation des conditions de travail et les libertés prises sur la sécurité entraînent la mort d’un cheminot. D’un train conçu pour faire société nous pourrions arriver à un stade ultime  à un train qui détruit de la société ?<br />
Phénomène inquiétant : les mêmes mécanismes libéraux appliqués au chemin de fer anglais, considéré aujourd’hui comme l’exemple à ne pas suivre tant le réseau est délabré et la qualité du service sinistré, sont à l’œuvre aujourd’hui en France.</p>
<p>Luc Joulé et Sébastien Jousse, 2006</p>
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		<title>Vers Arles &#8211; La voie, lien organique</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Aug 2009 12:40:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La voie est la manifestation concrète du lien géographique que crée le train. Lorsqu’on anime une carte qui montre l’évolution du réseau, on observe que l’addition des voies se connectant entre elles structurent le territoire en reproduisant un système fractal de développement en étoile. Un réseau sanguin ou un squelette, l’évidence en tout cas d’un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #2080a0;">La voie est la manifestation concrète du lien géographique que crée le train.</span></strong></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-389" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="CHEMINOTS RESEAU VOIE FERREE" src="http://www.cheminots-lefilm.fr/wp-content/uploads/2009/08/CHEMINOTS-RESEAU-VOIE-FERREE1-300x225.jpg" alt="CHEMINOTS RESEAU VOIE FERREE" width="300" height="225" />Lorsqu’on anime une carte qui montre l’évolution du réseau, on observe que l’addition des voies se connectant entre elles structurent le territoire en reproduisant un système fractal de développement en étoile. Un réseau sanguin ou un squelette, l’évidence en tout cas d’un lien organique.</p>
<p>En effectuant le trajet Marseille – Arles, première ligne ouverte en janvier 1848, nous discutons avec <strong> l’historien Robert Mencherini</strong> de la création du réseau de chemin de fer en PACA. Comme partout, en France, il fait le lien entre les intérêts des compagnies privées (ici la Compagnie du PLM) et de l’Etat. Il provoque de grands débats autour du contrôle du réseau. Sous cette double influence, la nécessité d’un réseau homogène deviendra peu à peu l’évidence.</p>
<p>Cette structuration en réseau, liant chaque ligne, chaque région à l’ensemble, s’accompagne de la création d’une corporation : le corps de ceux qui font rouler le train. Le réseau technique, reliant les roulants, ceux des gares, ceux des ateliers et des dépôts, crée rapidement une communauté sans précédent en majorité ouvrière : les cheminots.</p>
<p>Le travail les lie par une organisation rigide et militaire. Chaque embauché doit signer un contrat stipulant qu’il accepte « les suspensions de traitement, retenues et amendes » appliquées en cas de disfonctionnement. Pourtant, le chemin de fer n’est pas une grande muette à l’image de l’armée ; il donne naissance au contraire à l’affirmation d’un lien social très fort. Il se développe et monte en force au fil des luttes revendicatives qui visent à obtenir un véritable droit du travail et un statut commun. Les luttes unitaires du début du XXe siècle ont lieu bien avant la nationalisation de 1937.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">Arles</span></p>
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		<title>Marseille Saint-Charles &#8211; Le lien avec la société #2</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Aug 2009 12:08:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le train a édifié un monument d’un type nouveau : la gare. Ce bâtiment a peu à peu attiré la ville à lui. Une autre forme de mouvement de la société. C’est de la gare Saint-Charles, en 1848, que partent les premiers trains en Provence-Alpes-Côte d’Azur. En 2008, le TGV met Marseille à trois heures [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-758" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="gare Saint-Charles" src="http://www.cheminots-lefilm.fr/wp-content/uploads/2009/08/gare-Saint-Charles1-300x168.jpg" alt="gare Saint-Charles" width="300" height="168" /><strong><span style="color: #2080a0;">Le train a édifié un monument d’un type nouveau : la gare. </span></strong><br />
Ce bâtiment a peu à peu attiré la ville à lui. Une autre forme de mouvement de la société. C’est de la gare Saint-Charles, en 1848, que partent les premiers trains en Provence-Alpes-Côte d’Azur. En 2008, le TGV met Marseille à trois heures de Paris, les trains régionaux font transiter des milliers d’usagers. Chaque jour, Saint-Charles met la société en mouvement.</p>
<p>Pour cela, il faut former le train, les trains, de plus en plus de trains. C’est un travail de concert entre différentes unités. Elles doivent, dans un même mouvement collectif, fournir les différents éléments indispensables au bon fonctionnement de l’ensemble : motrices et voitures, les différents types de trains – TGV, TER, TEOZ –  le personnel pour les faire rouler. François Aguilar est chef d’escale. Il tient entre ses mains cette partition qui, tous les jours, synchronise les mouvements de toutes ces unités pour « faire les trains ». Il est en quelque sorte le « chef d’orchestre », relié en permanence, par téléphone, talkie-walkie ou ordinateur, avec les mécanos, les agents de manœuvre, les agents d’accueil, le PRCI qui se charge ensuite d’ouvrir la voie à chaque train. Au milieu de ces échanges incessants, la gare se révèle comme le creuset de cette obsession du lien qui relie celles et ceux qui « font le train ». François Aguilar conduit cet assemblage quotidien ; nous le questionnons sur ce lien qui unit, selon lui les cheminots, sur le lien qu’il entretient avec son travail, et la raison qui l’a amené à parrainer de jeunes embauchés. « Pour transmettre »  dit-il…<div id="attachment_388" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-388" style="margin-left: 10px; margin-right: 0px;" title="CHEMINOTS PARTITION ST CHARLES" src="http://www.cheminots-lefilm.fr/wp-content/uploads/2009/08/CHEMINOTS-PARTITION-ST-CHARLES1-300x225.png" alt="CHEMINOTS PARTITION ST CHARLES" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Telle la partition d’un orchestre : les mouvements des trains à Marseille Saint-Charles</p></div></p>
<p>Mais aujourd’hui, les différents services qui « font les trains » ont été séparés en unités financières distinctes. Elles se facturent entre elles la fourniture des locomotives, du personnel, des voitures, des sillons… <strong>Chacun est retranché dans sa logique financière ; la nature du lien change surtout lorsqu’un problème survient. Hier, la solidarité entre services permettait de régler les problèmes impromptus. Aujourd’hui, les antagonismes font jour, chacun cherchant d’abord à ne pas avoir à supporter la charge financière du dysfonctionnement&#8230; C’est toute la culture cheminote qui est ébranlée.</strong></p>
<p>La gare est donc le lieu de rencontre entre la société et ceux qui font le train. La gare a attiré la ville à elle. Aujourd’hui, la ville est entrée dans la gare ; les enseignes au néon se succèdent : Sephora, Virgin, MacDonald. Un nouveau lien, pourrait-on dire, entre société et train. Lien ou écran ? Les boutiques forment un rideau qui masque les voies et les trains. André Ori travaille à l’escale. Avec ses collègues, il est chargé de l’accueil en gare. Il fait le constat de l’effacement progressif des cheminots dans la gare. Le lien avec la société se distend. Le voyageur est un consommateur, l’usager, un client. Comment être client de ce à quoi, par le financement public, on a soit même contribué à construire ?</p>
<p>La gare a opéré à sa création un rapprochement inédit. Elle réunissait sous le terme voyageur des individus de conditions très disparates, toute une société donc. Et même s’il existait une hiérarchie entre usagers selon les époques : 1ère classe 2nde classe, 3ème  classe…, tout le monde était dans le même train. Aujourd’hui, la distinction s’accentue. TER, TGV, ID TGV, PRO, LOISIR… à chaque clientèle son train ? Des espaces privatisés se créent. Chacun est isolé dans sa catégorie de clientèle. Le train fait-il toujours société ?</p>
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		<title>La gare de La Ciotat &#8211; Le lien avec la société #1</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Aug 2009 11:50:08 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le cinéma est né dans une gare de Provence En 1895, le cinéma naissant éclaire la vocation du train : il met une société en mouvement. Le train a donc à voir avec la société. Ceux qui font le train travaillent au service de cette société, un travail de service public. Une idée fondatrice et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-thumbnail wp-image-392 alignleft" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="LUMIERE GARE 2" src="http://www.cheminots-lefilm.fr/wp-content/uploads/2009/08/LUMIERE-GARE-21-150x150.png" alt="LUMIERE GARE 2" width="150" height="150" /><strong><span style="color: #2080a0;">Le cinéma est né dans une gare de Provence</span></strong><span style="float:left;clear:left;padding:5px;padding-left:0px;text-align:right;border:solid 0px;border-color:#00000;margin-right:20px; "> </span></p>
<p>En 1895, le cinéma naissant éclaire la vocation du train : il met une société en mouvement. Le train a donc à voir avec la société. Ceux qui font le train travaillent au service de cette société, un travail de service public. Une idée fondatrice et fédératrice dans l’esprit cheminot, bien avant la nationalisation et la création de la SNCF. Mais en 1895, c’est surtout le cinéma qui entre en gare. Le train a déjà près de 50 ans. Il fait travailler 242 000 personnes sur un réseau de plus de 37 000 Km de voie…<strong> </p>
<p>Première image : le silence de la nuit enveloppe encore le parking d’une gare.</strong> Une équipe de cinéma se retrouve. Le bâtiment s’éclaire ; l’équipe entre et salue le chef de gare<strong></strong> Sur le quai, un projecteur a été installé. Un agent SNCF apporte le courant. La lampe s’allume. Le faisceau de lumière cherche sa place, balaie le mur de la gare dont le nom sort de la nuit : La Ciotat. L’équipe de cinéma et les agents SNCF sont réunis autour du projecteur. Train et cinéma sont un transport en commun. L’image apparaît, le premier film de l’histoire du cinéma : L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat, des Frères Lumière. <strong><img src="http://www.cheminots-lefilm.fr/wp-content/uploads/2009/08/LUMIERE-GARE-41-150x150.png" alt="LUMIERE GARE 4" title="LUMIERE GARE 4" width="150" height="150" class="alignright size-thumbnail wp-image-394" /></p>
<p>La première image jamais tournée montre d’abord un quai vide, puis l’arrivée d’un train à vapeur. Alors, toute une société envahit le quai et se met en marche… Un train met la société en mouvement. C’est la force du cinéma dès ses premiers pas. Le cinéma a vu : le train fait société.<br />
</span></strong></p>
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