
Une locomotive privée, un réseau divisé
À Miramas, sur l’écran qui montre le trafic ferroviaire, chaque train est identifié par un code qui renseigne sur sa feuille de route, son mécano et la nature de son chargement. Mais un train non identifié apparaît, pas de code, pas de feuille informatique : un train fantôme qu’il faut repérer à vue. C’est une locomotive Véolia. Les directives de la SNCF obligent ses agents à ouvrir la voie à ces trains qui ne sont pas annoncés, pas répertoriés. Pas de lien entre le réseau et ces trains privés, juste quelques mots à la radio, des accents parfois étrangers.
Ces « privés », au régime social moins regardant et donc plus compétitif, souvent d’une filiale de la SNCF, viennent ravitailler dans les dépôts se déploient sans planification apparente, crée des désordres, des incidents. La désunion perturbe la marche du réseau. Les agents ont obligation de les servir. Certains refusent.


Arrivé en gare le : 13 août 2009
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