L’histoire du chemin de fer semble pourtant nous dire qu’il ne peut y avoir d’homme isolé dans le chemin de fer. Impossible de se construire sans l’autre.
Nous montons vers les Alpes dans la cabine d’un TER avec Olivier. À chaque gare, Olivier passe la tête par la fenêtre pour surveiller la montée et la descente de voyageurs. Contre la cloison de la cabine, nous projetons l’image mythique du mécano qui passe la tête hors de sa machine. Une image incomplète, tronquée. Car dès que le mécano revient à ses manomètres, il retrouve son chauffeur qui alimente le foyer de la locomotive à vapeur. Image symbolique elle aussi.
Il n’y a pas de héros solitaire au chemin de fer.
Pas de mécano sans chauffeur, sans freiniste, sans tout le reste de l’organisation. Un lien indispensable les unit. Sans cette connivence, le train n’avance plus. Olivier non plus n’est pas seul, même si aujourd’hui il n’y a que lui dans la cabine. Il parle du faisceau de liens dont il dépend et sans lequel il ne pourrait rouler.
Un lien fragile.


Arrivé en gare le : 13 août 2009

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